Le Ngueweul Rythme sur le chemin du succès
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New album INVITATION - Ngueweul Rythme
Decembre 2010 Le Ngueweul Rythme sur le chemin du succès : De l’Africanité à l’Universel Son nom est une contraction des mots, littéralement «LE RYTHME DU GRIOT». Ce qui renvoie à la place qu’occupe le griot dans la société africaine. Les membres du NGUEWEUL RYTHME portent et conserve l’essence de leur africanité et, ils puisent abondamment dans la musique traditionnelle sénégalaise. L’album invitation qui comporte 12 titres , odes à la richesse des tams-tams, est une ouverture à plusieurs autres genres musicaux. Un concentré du Sénégal dans toutes ses splendeurs, présenté aux publics de Kébémer et Louga à écouter sans modération . Pour comprendre ce style de musique, il nécessaire de connaître un peu l'histoire du groupe qui dure depuis dix ans. Dix ans de recherches qui favorisent le mélange des races, des cultures et par conséquent des cultures musicales. Le Ngueweul Rythme, créateur du festival de percussions de Kébémer en 2008 et promoteur de la diversité des percussions sénégalaises dans des festivals régionaux et internationaux, a présenté deux spectacles festifs à Kébémer et à Louga pour présenter son nouvel album « Invitation » et lancer le projet « Tambours et Fanfare » , inspiré de la première invitation de musiciens français à Kebemer en 2001. C’est vrai que l’originalité du rythme africain est perceptible dans notre musique puisque je suis très influencé par ce style traditionnel. Mais le Nguéweul Rythme est une référence parmi d’autres. Je pense qu’en Afrique, lorsqu’on interprète de la musique de création, on ne peut faire autre chose que de la fusion, on va vers des styles plus élaborés, comme le jazz, le jazz fusion ou le rock. C’est un mélange qui va de soi » , fait valoir le lead vocal du Ngueweul Rythme Cheikh Ma Djimbira Ndiaye de son d'artiste NDIGUEUL Mc. Et de poursuivre . « Avec nos instruments traditionnels, ici nous allons rester, ici nous allons grandir pour développer le Sénégal et l’Afrique ». Le premier album du Ngueweul Rythme « JAM AK JAMONO » n’a pas connu un grand succès au Sénégal, un pays où la crise du disque s’ajoute au piratage . Le spectacle « Takoussanou cayor » du 30 décembre 2010, qui a eu lieu à la place de l'indépendance (route de Touba) a permis aux habitants de Kebemer de retrouver « Tambours et Fanfare » et de découvrir divers artistes locaux . Une occasion pour le Ngueweul Rythme de présenter son album « Invitation » qui constitue une véritable ode à la richesse des tams-tams, parfums de brousse et de savane, de rires et de souvenirs de l’éternité des valeurs sociales sûres . Du spectacle, il y en a eu , enchantant les nombreux spectateurs présents à Kébémer et à Louga . Certains producteurs et connaisseurs du showbiz présent à Louga pour les besoins du FESFOP ou qui ont fait le déplacement de Dakar pour assisté aux spectacles parlent sans hésiter , d’un opus qui peut prétendre au disque d’or. Le son du groupe est marqué par les intérêts de chacun des artistes, intégrés au rock, au reggae et même à d’autres sonorités. La démarche artistique s’apparente à celle d’un collectif. Si le groupe tient à réaffirmer son ouverture à l’universel, il met tout de même en valeur son caractère africain. Par exemple l’introduction du violon, de la flûte, du son des mortiers utilisés par les pilleuses de mil dans les villages, la kora , le Bolon , le Bougarabou , le Sabaar . Dans cet album, l’africanité devient l’état d’esprit d’un groupe qui pénètre l’âme en tant que véhicule universel. Assurément, la découverte en vaut la peine. Faire jouer ensemble une fanfare de cuivres et un groupe de percussions traditionnelles sénégalaises est une idée qui a réuni les leaders de ces deux formations dès leur première rencontre, en marquant le début d’une fidèle amitié. Le répertoire, déjà bien rôdé, est fait d’arrangements originaux tirés du répertoire traditionnel africain (Massana Cissé, Mopti ...) . Deux journées de répétitions communes dans les dunes de Lompoul ont permis aux deux groupes de fusionner dans des dialogues, des improvisations et des parties collectives, et de proposer au public Kébémérois et Lougatois une formation unique, à tous les sens du terme : « tambours et fanfare ». Le Ngueweul Rythme est déjà pressenti pour participer à des rencontres musicales et des festivals dans le sud de la France pendant l’été 2011 (festival de Jazz de Millau, JAMS de Saint-Sever du Moustier, Jeudis de Perpignan...). Un cadeau de fin d’année venu de Philip Monier responsable de la fanfare Tambour et du festival de Perpignan. En conclusion, l'on peut dire que Ndigueul est un homme courageux et persévérant qui mérite bien d’être soutenu. A.KAMA
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